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Un guide des pigeons des villes, voyageurs et de race, et des personnes qui s’en occupent.

Types de pigeons · Lecture : 17 min

Pigeon ramier : identification, chant, pigeonneaux, alimentation et répartition

Par Dan · Publié le · Mis à jour le

Le pigeon ramier est le gros pigeon gris qui roucoule dans les bois, les champs et, de plus en plus, sur les toits des villes. En France, ses effectifs nicheurs ont doublé entre 2001 et 2019 (opens in new tab) d’après le suivi STOC, et au Royaume-Uni il est le pigeon le plus commun, avec environ 5,2 millions de couples (opens in new tab).

Ce guide explique comment le distinguer des trois oiseaux avec lesquels on le confond le plus, à quoi ressemble son chant, ce qu’il mange (potager compris), comment il élève ses petits, combien de temps il vit et où il part à l’automne. Chaque chiffre vient de Vigie-Nature, de la RSPB, du BTO, de BirdLife International ou de travaux publiés, et les sources sont listées en fin d’article.

Pigeon ramier adulte posé sur une rambarde de parc, avec la tache blanche du cou, l'œil jaune pâle et la poitrine rosée
Un pigeon ramier adulte. La tache blanche du cou et la poitrine rosée sont les premiers critères à chercher. Photo : Pigeonpedia.
RepèrePigeon ramier (Columba palumbus)
Poids adulteenviron 507 g en moyenne (données de baguage du BTO)
Longueur de l’aileenviron 252 mm
Tendance en France+100 % entre 2001 et 2019 (STOC)
Population au Royaume-Uni5,2 millions de couples (estimation 2016)
Statut de conservationPréoccupation mineure à l’échelle mondiale
Œufs2 en général (de 1 à 3)
Incubationenviron 17 jours
Séjour au nid33 à 34 jours
Espérance de vie habituelle3 ans pour un oiseau qui atteint l’âge de se reproduire
Record de longévité connu19 ans, 8 mois et 16 jours
Données Vigie-Nature/MNHN, BTO BirdFacts, registres de baguage du BTO et BirdLife International.

Comment reconnaître un pigeon ramier

Le pigeon ramier adulte est un gros pigeon gris au poitrail bombé et rosé, avec une tache blanche de chaque côté du cou. Juste au-dessus se trouve une petite plage turquoise brillante. L’œil, jaune pâle, ressort bien sur la tête grise, et le bec est rouge et jaune.

Le meilleur critère reste l’aile. Le ramier porte une large bande blanche en travers de chaque aile, au niveau du poignet. En vol, elle se voit de très loin, et le BTO (opens in new tab) la juge déterminante. Sur un oiseau posé elle est plus discrète, mais on la devine sous forme de liseré blanc sur l’aile repliée.

Pigeon ramier s'envolant d'une rambarde, ailes déployées, montrant les bandes blanches sur les deux ailes
Les bandes blanches des ailes se voient le mieux quand le ramier s’envole. Photo : Pigeonpedia.

Les jeunes sont plus délicats à identifier. Un jeune ramier n’a pas encore de tache blanche au cou. Il paraît plus terne et un peu plus brun que l’adulte, souvent avec des liserés chamois sur les plumes de l’aile, et de loin son œil peut sembler sombre. La bande blanche de l’aile est déjà là : vérifiez-la avant de conclure à un pigeon colombin.

Jeune pigeon ramier sur une mangeoire, gris uni et sans tache blanche au cou
Un jeune ramier, encore sans tache blanche au cou. Photo : Adrian Pingstone (opens in new tab), domaine public, via Wikimedia Commons.

Pigeon ramier, colombin, biset des villes ou tourterelle turque ?

Ce sont les quatre espèces que vous risquez le plus de croiser dans un jardin ou un parc. Le tableau rassemble les critères utilisés par le BTO (opens in new tab), la RSPB (opens in new tab) et la RSPCA (opens in new tab).

Pigeon ramierPigeon colombinPigeon biset des villesTourterelle turque
Nom scientifiqueColumba palumbusColumba oenasColumba liviaStreptopelia decaocto
Poids moyen adulte (BTO)507 g326 gentre la tourterelle turque et le ramier205 g
Coutache blanche surmontée d’un peu de vert (adultes seulement)tache vert brillant, sans blancreflets verts et violetsdemi-collier noir bordé de blanc
Aileslarge bande blanchedeux courtes barres noires sur l’aile intérieure, bords sombres en voldeux larges barres noires chez les oiseaux de type sauvage ; plumage très variableunies, avec l’aile extérieure gris plus foncé
Œiljaune pâlesombrecritère peu fiablerouge foncé
Couleur du corpsgris, poitrine roséegris bleuté, poitrine roséedu blanc au noir, brun ou écaillébeige grisé rosé pâle
Chantcinq notesun « hou » grave et traînantun doux « crrouou »trois notes, « cou-COU-cou »
Milieupresque partout, villes compriseschamps, parcs et bois ; rare en villevilles et villagesjardins, villages et villes
Poids du colombin et de la tourterelle turque d’après BTO BirdFacts. La RSPCA décrit le biset des villes comme plus petit que le ramier mais plus grand que la tourterelle turque.

C’est le pigeon colombin qui pose le plus de problèmes. Il est plus petit et plus fin que le ramier, n’a aucune trace de blanc et a l’œil sombre. Selon la RSPB (opens in new tab), l’absence de blanc au cou est le moyen le plus simple de les séparer. Le colombin niche dans les cavités des vieux arbres.

Pigeon colombin marchant dans l'herbe, avec une tache vert brillant au cou, l'œil sombre et de courtes barres noires sur l'aile
Un pigeon colombin : pas de blanc au cou ni sur l’aile, un œil sombre et de courtes barres noires. Photo : Chris Cant (opens in new tab), CC BY 2.0 (opens in new tab), via Wikimedia Commons.

Les pigeons des villes descendent du pigeon biset domestiqué, et beaucoup ne ressemblent plus du tout à leurs ancêtres sauvages. Un pigeon bagué est un oiseau d’élevage, le plus souvent un pigeon voyageur ou un pigeon de race.

Ramier ou pas ? L’outil d’identification

Répondez au plus grand nombre de questions possible sur l’oiseau que vous observez. L’outil pondère les critères ci-dessus et indique laquelle des quatre espèces correspond le mieux. Il se fonde sur les caractères des adultes : lisez la remarque sur les jeunes si votre pigeon n’a pas de tache au cou.

Le chant du pigeon ramier

Le chant est une phrase douce et un peu rauque de cinq notes, souvent répétée plusieurs fois de suite. Le BTO la transcrit « ouh ouh ou ouuuh ou ». Il est lancé depuis un perchoir élevé, souvent un toit ou une cheminée, et on l’entend surtout les matins de printemps.

À l’oreille, la tourterelle turque est la plus souvent confondue. Sa phrase compte trois notes avec l’accent sur celle du milieu, « cou-COU-cou », et la RSPB note que son roucoulement semble parfois ne jamais s’arrêter. Le colombin pousse un « hou » grave et prolongé que le BTO compare au son obtenu en soufflant au-dessus d’un bocal.

L’autre bruit à connaître, c’est celui des ailes. La RSPB (opens in new tab) évoque le claquement sonore du ramier qui s’envole. Au printemps, les mâles font aussi des vols de parade au-dessus de leur territoire : le BTO décrit une montée raide, un ou deux claquements d’ailes en l’air, puis une longue descente en vol plané, queue étalée.

Que mange le pigeon ramier ?

Le ramier se nourrit surtout de végétaux. BirdLife International (opens in new tab) cite les feuilles vertes, les bourgeons, les fleurs, les graines, les baies et les céréales, avec à l’occasion quelques invertébrés. Il mange au sol comme dans les arbres et se montre étonnamment agile pour sa taille. Le BTO signale qu’il peut se suspendre la tête en bas à une branche pour atteindre des baies ou des bourgeons, et qu’il boit en aspirant l’eau, sans relever la tête comme la plupart des oiseaux.

Ce qui le distingue de la plupart des granivores, c’est sa capacité à passer l’hiver en mangeant des feuilles vertes. En France, le bilan STOC (opens in new tab) relie sa progression au développement d’une population sédentaire, attribué à l’évolution des pratiques agricoles (davantage de maïs, de tournesol et de colza) et probablement favorisé par une succession d’hivers doux. Au Royaume-Uni, le BTO (opens in new tab) fait le même constat avec le colza et les céréales d’hiver.

Cultures et potagers

Cet appétit explique sa réputation auprès des agriculteurs. Sur 52 champs de colza du centre et du sud de l’Angleterre, Inglis et ses collègues (1989) (opens in new tab) ont relevé des dégâts de ramier dans 48 d’entre eux, et les zones très broutées produisaient environ 9 % de moins. Une synthèse réalisée pour l’AHDB (opens in new tab) britannique en 2014 rapporte des pertes de 10 à 40 % déclarées par des producteurs de choux, de salades et de colza, sans qu’aucune estimation nationale récente n’existe.

Au potager, la solution est la même qu’au champ : un filet ou un voile sur les cultures sensibles. C’est l’une des méthodes non létales que l’administration anglaise, Natural England, demande d’essayer avant tout contrôle, avec les effaroucheurs et l’éloignement des cultures vulnérables des bois.

Si les ramiers vident votre mangeoire, le BTO conseille une cage de protection qui ne laisse passer que les petits oiseaux, des mangeoires suspendues à perchoirs courts et des mélanges de graines pauvres en céréales. La RSPCA recommande aussi de ne pas proposer de graines ni de fruits secs entre mai et octobre, car cela peut favoriser la transmission de maladies.

Reproduction, nid et œufs

Le ramier peut nicher à n’importe quel mois. Les fiches de nids du BTO montrent des premières pontes entre le 22 février et le 20 août, avec une date moyenne au 30 avril. La plupart des couples élèvent une ou deux nichées par an. BirdLife précise que la saison de reproduction varie selon les régions, de fin février à début septembre.

Le nid est une simple plateforme de brindilles garnie de brindilles plus fines, d’herbe et de feuilles. BirdLife (opens in new tab) indique une hauteur habituelle de 1,5 à 2,5 mètres, dans un arbre, sur un rebord de bâtiment, ou parfois dans une végétation dense ou sous une haie.

La ponte compte en général deux œufs d’environ 41 sur 29 mm et 19 g chacun. Les deux parents se relaient pour couver, et l’éclosion a lieu au bout de 17 jours environ. Les petits restent ensuite 33 à 34 jours au nid, plus longtemps que ceux du colombin (28 à 29 jours) ou de la tourterelle turque (17 à 19 jours), d’après les fiches de nids du BTO.

Comme tous les pigeons, le ramier nourrit ses petits avec du lait de jabot, un liquide très riche produit par la paroi du jabot chez les deux parents. Une étude menée près de Newmarket par Murton, Isaacson et Westwood (1963) (opens in new tab) a montré que les pigeonneaux ne recevaient que du lait de jabot pendant les trois premiers jours. Ensuite, les parents y mêlaient de plus en plus de nourriture, surtout des grains de céréales. Les jeunes élevés en début d’été, avant la moisson, grandissaient plus lentement et beaucoup mouraient au nid, apparemment faute de nourriture.

Les petits du pigeon ramier

Le petit du pigeon s’appelle le pigeonneau. À l’éclosion, il a la peau rose et un fin duvet jaune, puis les tuyaux et les plumes poussent au fil des semaines. Quand il quitte le nid, il ressemble à un adulte terne et un peu ébouriffé, sans tache blanche au cou, ce qui explique que si peu de gens pensent avoir déjà vu un bébé pigeon.

Deux pigeonneaux de ramier dans un nid de brindilles, couverts de duvet jaune, avec des plumes grises qui poussent
Deux pigeonneaux de ramier dans leur nid de brindilles, en train de s’emplumer. Photo : nottsexminer (opens in new tab), CC BY-SA 2.0 (opens in new tab), via Wikimedia Commons.

Calendrier du pigeonneau de ramier

ÂgeÉtapeSource
Jour 0Ponte du premier œufBTO
Jours 1 à 2Ponte du second œuf, 24 à 48 heures après le premierRSPCA (pigeons en général)
Vers le 17e jour après la ponteÉclosion après environ 17 jours d’incubation par les deux parentsBTO
Jours 1 à 3 après l’éclosionLait de jabot uniquementMurton et al. (1963)
À partir du 4e jourGraines et céréales mêlées au lait de jabot, en quantité croissanteMurton et al. (1963)
Première semainePeau rose et duvet jauneRSPCA (pigeons en général)
Semaines 1 à 3Les plumes poussentRSPCA (pigeons en général)
33 à 34 jours après l’éclosionLes jeunes quittent le nidBTO
Après l’envolPlus bruns que les adultes, sans tache blanche au cou, mais avec la bande blanche de l’aileBTO
Les trois premières lignes comptent à partir du premier œuf, les suivantes à partir de l’éclosion. Les étapes de la RSPCA concernent les pigeons en général et non le ramier en particulier.

Pour estimer l’âge d’un pigeonneau d’après une photo, notre tableau de l’âge du pigeonneau montre les étapes semaine par semaine.

Vous avez trouvé un jeune ramier au sol ?

La plupart des jeunes ramiers trouvés sur une pelouse ou un trottoir sont des jeunes à l’envol qui ont quitté le nid normalement. La RSPCA conseille (opens in new tab) d’éloigner les animaux domestiques, de laisser sur place un jeune déjà emplumé et de l’observer de loin, car les parents sont en général tout près. S’il est en danger immédiat, déplacez-le de quelques mètres vers un endroit abrité.

Un poussin sans plumes, ou presque, est un oisillon qui ne survivra pas longtemps au sol. La RSPCA suggère de le remettre au nid, ou dans un nid de fortune comme un panier fixé à l’arbre le plus proche. Ne recueillez un jeune que s’il est malade ou blessé, si vous savez que les parents sont morts, ou si vous avez observé plus de deux heures sans les voir revenir. Notre page pigeon blessé : que faire explique comment le mettre en carton et qui contacter, par exemple un centre de soins pour la faune sauvage.

Combien de temps vit un pigeon ramier ?

Pour un ramier qui atteint l’âge de se reproduire, l’espérance de vie habituelle est d’environ trois ans. Les données de baguage du BTO (opens in new tab) donnent une survie annuelle d’environ 61 % chez les adultes, et seulement 52 % environ des jeunes passent leur première année.

Certains vivent bien plus longtemps. D’après le rapport de baguage 2024 de la BTO (opens in new tab), le plus vieux ramier connu de Grande-Bretagne et d’Irlande a vécu au moins 19 ans, 8 mois et 16 jours, soit plus de six fois la moyenne.

La RSPCA cite les prédateurs comme le faucon pèlerin et les chats, ainsi que les maladies, la circulation et la cruauté humaine parmi ce qui abrège la vie des pigeons.

Population et tendances

Le ramier se porte très bien. En France métropolitaine, le suivi temporel des oiseaux communs (STOC) de Vigie-Nature mesure une hausse de 100 % entre 2001 et 2019, et le bilan note que l’Île-de-France est l’un de ses bastions. En Occitanie, la LPO relève même une progression de 237 % entre 2001 et 2021.

Au Royaume-Uni, les données du BTO montrent une hausse de 152 % de la population nicheuse entre 1967 et 2024, avec une stabilisation vers 2010. En Espagne et au Portugal, les suivis nationaux enregistrent aussi des augmentations, et BirdLife décrit la population européenne comme en hausse.

Évolution de la population nicheuse de pigeon ramier selon les suivis nationauxFranceSTOC (Vigie-Nature), 2001-2019+100%Royaume-UniBTO, 1967-2024+152%EspagneSacre, 1998-2011+63.8%
Évolution de l’indice de population nicheuse dans chaque pays. Les suivis portent sur des périodes différentes : comparez le sens de l’évolution plutôt que la longueur des barres. Le recensement des oiseaux communs du Portugal (SPEA) classe aussi la tendance en forte hausse entre 2004 et 2025. Sources : Vigie-Nature/MNHN, BTO, SEO/BirdLife.

À l’échelle mondiale, l’espèce est classée en Préoccupation mineure. BirdLife International (opens in new tab) estime la population européenne entre 20,5 et 29 millions de couples, et la population mondiale entre 51 et 73 millions d’adultes.

Comportement, groupes et migration

La RSPB (opens in new tab) décrit le ramier comme farouche à la campagne mais familier et facile à approcher en ville. Le BTO avance que la persécution en milieu agricole y est sans doute pour quelque chose, et son suivi des jardins le trouve dans une plus grande part de jardins périurbains que de jardins ruraux.

En dehors de la saison de reproduction, il se rassemble en groupes pour se nourrir dans les champs. Fin octobre et en novembre, le BTO (opens in new tab) observe en Grande-Bretagne d’immenses vols, parfois de plusieurs dizaines de milliers d’oiseaux, qui filent haut vers le sud par temps clair et calme. Leur destination exacte reste discutée, mais des milliers de ramiers arrivent alors dans la péninsule Ibérique.

Selon BirdLife (opens in new tab), l’espèce est surtout migratrice dans le nord et l’est de l’Europe, et sédentaire ou partiellement migratrice ailleurs. En Espagne, SEO/BirdLife (opens in new tab) indique que des millions de ramiers venus du centre et du nord de l’Europe rejoignent chaque hiver la population locale.

Où vit le pigeon ramier ?

Le ramier niche dans toute l’Europe, de l’Islande, de l’Irlande et du Portugal jusqu’à la Russie, puis vers l’est par la Turquie, l’Iran et l’Asie centrale jusqu’au Pakistan, au nord de l’Inde et au Népal. Il vit aussi au Maroc, en Algérie et en Tunisie. La sous-espèce de Madère a disparu au début du XXe siècle, et les ramiers des Açores forment une sous-espèce à part, C. p. azorica.

La carte colore chaque pays où BirdLife International signale le ramier comme espèce indigène, selon la saison. La couleur s’applique au pays entier : dans les très grands pays comme la Russie, la Chine ou l’Inde, l’oiseau n’en occupe qu’une partie.

Ne confondez pas le pigeon ramier avec le pigeon des Andaman. C’est une autre espèce, présente uniquement dans les îles Andaman et Nicobar, dans le golfe du Bengale, et BirdLife la classe comme quasi menacée.

Santé et maladies du ramier

La maladie que l’on voit le plus souvent au jardin est la trichomonose, appelée aussi chancre. Garden Wildlife Health (opens in new tab) compte le ramier, le biset des villes et la tourterelle turque parmi les espèces touchées. Le parasite s’attaque à la gorge : les oiseaux malades ont du mal à avaler, bavent, régurgitent et maigrissent. Chez les pigeons, un cou gonflé se voit parfois de loin. La contamination passe par la nourriture et l’eau partagées, d’où l’intérêt de nettoyer mangeoires et abreuvoirs.

Nos guides sur le chancre (trichomonose) du pigeon et les symptômes d’un pigeon malade donnent plus de détails. En période de grippe aviaire, la RSPCA demande de ne pas manipuler d’oiseaux malades ou morts et, si c’est inévitable, de bien se laver les mains ensuite.

Le pigeon ramier est-il protégé ?

Tout dépend du pays. En France, le pigeon ramier figure sur la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée (arrêté du 26 juin 1987 (opens in new tab)), et le préfet peut aussi le classer chaque année « susceptible d’occasionner des dégâts » (ESOD) sur tout ou partie d’un département. Les dates et les conditions varient donc d’un département à l’autre : renseignez-vous auprès de la préfecture ou de la fédération départementale des chasseurs.

Au Royaume-Uni, tous les oiseaux sauvages d’Angleterre et du pays de Galles, leurs nids et leurs œufs sont protégés par le Wildlife and Countryside Act de 1981, mais le ramier peut y être régulé sous licence générale GL42 (opens in new tab), à condition d’avoir d’abord tenté des méthodes non létales. Notre article les pigeons ramiers sont-ils protégés ? détaille ces règles.

Questions fréquentes sur le pigeon ramier

Le pigeon ramier est-il le même que le pigeon des villes ?

Non. Le pigeon « ordinaire » des villes est le pigeon biset domestique retourné à l’état sauvage, descendant du pigeon biset (Columba livia). Le ramier (Columba palumbus) est une espèce sauvage distincte : plus grand, avec des taches blanches au cou et des bandes blanches sur les ailes, et jamais domestiqué.

Comment distinguer un ramier d’un pigeon colombin ?

Cherchez le blanc. Le ramier adulte a une tache blanche au cou et une bande blanche sur l’aile. Le colombin n’a aucune trace de blanc, a l’œil sombre et deux courtes barres noires sur l’aile. Les jeunes ramiers n’ont pas encore la tache du cou, mais ils ont déjà la bande blanche de l’aile.

Combien de temps vit un pigeon ramier ?

Environ trois ans en moyenne une fois l’âge adulte atteint, d’après les données de baguage du BTO. Le plus vieux ramier connu en Grande-Bretagne a vécu au moins 19 ans, 8 mois et 16 jours.

Quand le pigeon ramier se reproduit-il ?

Il peut nicher à n’importe quel mois. BirdLife situe la saison de reproduction entre fin février et début septembre selon les régions, et en Grande-Bretagne la date moyenne de la première ponte est le 30 avril. Les couples élèvent une ou deux nichées par an.

Combien de temps les pigeonneaux de ramier restent-ils au nid ?

Environ 33 à 34 jours après l’éclosion. L’incubation dure environ 17 jours, donc une nidification complète prend à peu près sept semaines, de la ponte à l’envol.

Le pigeon ramier est-il en augmentation en France ?

Oui. Le suivi STOC de Vigie-Nature mesure une hausse de 100 % des effectifs nicheurs entre 2001 et 2019, liée au développement d’une population sédentaire.

Le pigeon ramier reste-t-il en couple toute sa vie ?

La RSPCA décrit les pigeons en général comme des oiseaux qui forment des couples durables, et chez le ramier les deux partenaires se partagent la couvaison et le nourrissage des petits. Les mâles défendent aussi un territoire de nidification, qu’ils signalent par leur chant et leurs vols de parade.

Sources

Sauriez-vous distinguer un Turbit d’un Scandaroon ?

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Dernière mise à jour : 31 October 2026 · Types de pigeons