Depuis plus de 3 000 ans, les colombes sont un symbole d’espoir et de paix pour de nombreuses cultures à travers le monde, et cette réputation s’accompagne de celle d’oiseaux capables de chanter.

Les colombes n’appartiennent pas au groupe des passereaux (opens in new tab), ou ‘oiseaux chanteurs’ : elles ne sont donc pas officiellement des oiseaux chanteurs. Cela ne les empêche évidemment pas de produire des sons propres à leur espèce ou à leur race.
Les ‘chants’ des colombes, quelle que soit la race, sont en général très différents des sifflements aigus et élaborés que l’on associe le plus souvent au chant des oiseaux.
Plutôt qu’un ‘chant’ au sens habituel, les sons émis par les colombes correspondent bien mieux au ‘roucoulement’ associé à la plupart des oiseaux de la famille des Columbidés.
Au lieu d’une longue vocalise sifflée à plusieurs notes, le roucoulement des colombes est plutôt doux, voire mélancolique, surtout chez la tourterelle triste, qui porte bien son nom.
Quels sons les colombes émettent-elles ?
Voici les sons les plus typiques des colombes, et ce qu’ils signifient d’après les observateurs qui étudient le comportement qui les accompagne.
1. Roucoulement perché
Ce qui se rapproche le plus d’un véritable ‘chant’ chez la colombe, c’est son roucoulement perché.
Ce son est surtout émis pendant la parade nuptiale par des mâles célibataires qui cherchent à former un couple avec une femelle.

L’oiseau le produit depuis un perchoir bien visible : c’est un doux ‘coo coo’ suivi de deux ou trois roucoulements plus forts, pour plus d’effet !
2. Appel au nid
Surtout émis par le mâle du couple, l’appel au nid est un roucoulement en trois parties que les oiseaux font entendre pendant la construction du nid.
Phonétiquement, il sonne comme un coo-OO-oo, la note la plus haute étant au milieu.
Les femelles ne font généralement pas cet appel au nid, mais elles émettent un ‘ohr ohr’ lorsqu’elles sont posées sur le nid, une fois celui-ci terminé et prêt pour les œufs.
3. Sifflement des ailes
Les sons des colombes ne se limitent pas aux vocalisations.
Chez la tourterelle triste en particulier, on remarque le fort sifflement que produisent ses ailes à l’envol comme à l’atterrissage.
Ce sifflement a deux fonctions.
D’une part, il peut surprendre un prédateur qui se trouverait à proximité et préparerait une attaque.
D’autre part, il sert de signal d’alarme, qui avertit les autres membres du groupe qu’il est temps de partir.
4. Claquement des ailes
Au lieu du sifflement d’ailes de la tourterelle triste, un oiseau comme le pigeon biset produit un claquement d’ailes bien audible.
Ce claquement est surtout le fait des mâles et fait partie de la parade nuptiale.
Si une femelle est proche, le mâle roucoule et prend la pose près d’elle, puis s’envole brusquement en faisant claquer ses ailes plusieurs fois, pour signaler qu’il est prêt à la courtiser.
Il peut aussi le faire au hasard au sein d’un groupe, pour signaler qu’il est prêt à parader même s’il n’a pas encore choisi de femelle.
D’autres oiseaux connus pour claquer des ailes sont le hibou des marais et l’engoulevent d’Europe.
5. Roucoulement ordinaire
Les colombes, surtout les mâles, émettent un roucoulement doux et répété que l’on entend une bonne partie de l’année, le plus souvent le matin et le soir ; les femelles roucoulent aussi, mais moins souvent.
La longueur de ces séquences et le nombre de notes varient d’une espèce à l’autre, et un oiseau peut les répéter de nombreuses fois de suite.
Les colombes terrestres (colombes à queue courte), par exemple, utilisent une version de cette longue séquence pendant la parade, lorsqu’elles attendent le retour de leur partenaire, et aussi lorsqu’elles s’envolent brusquement du nid.
Les colombes ne chantent donc pas, mais elles ont leur propre répertoire de sons : leur propre forme de langage et de communication.
Dernière mise à jour : 24 October 2026 · Comportement
