Le pigeon ramier est le gros pigeon gris qui roucoule dans les bois, les champs et, de plus en plus, sur les toits des villes. En France, ses effectifs nicheurs ont doublé entre 2001 et 2019 (opens in new tab) d’après le suivi STOC, et au Royaume-Uni il est le pigeon le plus commun, avec environ 5,2 millions de couples (opens in new tab).
Ce guide explique comment le distinguer des trois oiseaux avec lesquels on le confond le plus, à quoi ressemble son chant, ce qu’il mange (potager compris), comment il élève ses petits, combien de temps il vit et où il part à l’automne. Chaque chiffre vient de Vigie-Nature, de la RSPB, du BTO, de BirdLife International ou de travaux publiés, et les sources sont listées en fin d’article.

| Repère | Pigeon ramier (Columba palumbus) |
|---|---|
| Poids adulte | environ 507 g en moyenne (données de baguage du BTO) |
| Longueur de l’aile | environ 252 mm |
| Tendance en France | +100 % entre 2001 et 2019 (STOC) |
| Population au Royaume-Uni | 5,2 millions de couples (estimation 2016) |
| Statut de conservation | Préoccupation mineure à l’échelle mondiale |
| Œufs | 2 en général (de 1 à 3) |
| Incubation | environ 17 jours |
| Séjour au nid | 33 à 34 jours |
| Espérance de vie habituelle | 3 ans pour un oiseau qui atteint l’âge de se reproduire |
| Record de longévité connu | 19 ans, 8 mois et 16 jours |
Comment reconnaître un pigeon ramier
Le pigeon ramier adulte est un gros pigeon gris au poitrail bombé et rosé, avec une tache blanche de chaque côté du cou. Juste au-dessus se trouve une petite plage turquoise brillante. L’œil, jaune pâle, ressort bien sur la tête grise, et le bec est rouge et jaune.
Le meilleur critère reste l’aile. Le ramier porte une large bande blanche en travers de chaque aile, au niveau du poignet. En vol, elle se voit de très loin, et le BTO (opens in new tab) la juge déterminante. Sur un oiseau posé elle est plus discrète, mais on la devine sous forme de liseré blanc sur l’aile repliée.

Les jeunes sont plus délicats à identifier. Un jeune ramier n’a pas encore de tache blanche au cou. Il paraît plus terne et un peu plus brun que l’adulte, souvent avec des liserés chamois sur les plumes de l’aile, et de loin son œil peut sembler sombre. La bande blanche de l’aile est déjà là : vérifiez-la avant de conclure à un pigeon colombin.

Pigeon ramier, colombin, biset des villes ou tourterelle turque ?
Ce sont les quatre espèces que vous risquez le plus de croiser dans un jardin ou un parc. Le tableau rassemble les critères utilisés par le BTO (opens in new tab), la RSPB (opens in new tab) et la RSPCA (opens in new tab).
| Pigeon ramier | Pigeon colombin | Pigeon biset des villes | Tourterelle turque | |
|---|---|---|---|---|
| Nom scientifique | Columba palumbus | Columba oenas | Columba livia | Streptopelia decaocto |
| Poids moyen adulte (BTO) | 507 g | 326 g | entre la tourterelle turque et le ramier | 205 g |
| Cou | tache blanche surmontée d’un peu de vert (adultes seulement) | tache vert brillant, sans blanc | reflets verts et violets | demi-collier noir bordé de blanc |
| Ailes | large bande blanche | deux courtes barres noires sur l’aile intérieure, bords sombres en vol | deux larges barres noires chez les oiseaux de type sauvage ; plumage très variable | unies, avec l’aile extérieure gris plus foncé |
| Œil | jaune pâle | sombre | critère peu fiable | rouge foncé |
| Couleur du corps | gris, poitrine rosée | gris bleuté, poitrine rosée | du blanc au noir, brun ou écaillé | beige grisé rosé pâle |
| Chant | cinq notes | un « hou » grave et traînant | un doux « crrouou » | trois notes, « cou-COU-cou » |
| Milieu | presque partout, villes comprises | champs, parcs et bois ; rare en ville | villes et villages | jardins, villages et villes |
C’est le pigeon colombin qui pose le plus de problèmes. Il est plus petit et plus fin que le ramier, n’a aucune trace de blanc et a l’œil sombre. Selon la RSPB (opens in new tab), l’absence de blanc au cou est le moyen le plus simple de les séparer. Le colombin niche dans les cavités des vieux arbres.

Les pigeons des villes descendent du pigeon biset domestiqué, et beaucoup ne ressemblent plus du tout à leurs ancêtres sauvages. Un pigeon bagué est un oiseau d’élevage, le plus souvent un pigeon voyageur ou un pigeon de race.
Ramier ou pas ? L’outil d’identification
Répondez au plus grand nombre de questions possible sur l’oiseau que vous observez. L’outil pondère les critères ci-dessus et indique laquelle des quatre espèces correspond le mieux. Il se fonde sur les caractères des adultes : lisez la remarque sur les jeunes si votre pigeon n’a pas de tache au cou.
Le chant du pigeon ramier
Le chant est une phrase douce et un peu rauque de cinq notes, souvent répétée plusieurs fois de suite. Le BTO la transcrit « ouh ouh ou ouuuh ou ». Il est lancé depuis un perchoir élevé, souvent un toit ou une cheminée, et on l’entend surtout les matins de printemps.
À l’oreille, la tourterelle turque est la plus souvent confondue. Sa phrase compte trois notes avec l’accent sur celle du milieu, « cou-COU-cou », et la RSPB note que son roucoulement semble parfois ne jamais s’arrêter. Le colombin pousse un « hou » grave et prolongé que le BTO compare au son obtenu en soufflant au-dessus d’un bocal.
L’autre bruit à connaître, c’est celui des ailes. La RSPB (opens in new tab) évoque le claquement sonore du ramier qui s’envole. Au printemps, les mâles font aussi des vols de parade au-dessus de leur territoire : le BTO décrit une montée raide, un ou deux claquements d’ailes en l’air, puis une longue descente en vol plané, queue étalée.
Que mange le pigeon ramier ?
Le ramier se nourrit surtout de végétaux. BirdLife International (opens in new tab) cite les feuilles vertes, les bourgeons, les fleurs, les graines, les baies et les céréales, avec à l’occasion quelques invertébrés. Il mange au sol comme dans les arbres et se montre étonnamment agile pour sa taille. Le BTO signale qu’il peut se suspendre la tête en bas à une branche pour atteindre des baies ou des bourgeons, et qu’il boit en aspirant l’eau, sans relever la tête comme la plupart des oiseaux.
Ce qui le distingue de la plupart des granivores, c’est sa capacité à passer l’hiver en mangeant des feuilles vertes. En France, le bilan STOC (opens in new tab) relie sa progression au développement d’une population sédentaire, attribué à l’évolution des pratiques agricoles (davantage de maïs, de tournesol et de colza) et probablement favorisé par une succession d’hivers doux. Au Royaume-Uni, le BTO (opens in new tab) fait le même constat avec le colza et les céréales d’hiver.
Cultures et potagers
Cet appétit explique sa réputation auprès des agriculteurs. Sur 52 champs de colza du centre et du sud de l’Angleterre, Inglis et ses collègues (1989) (opens in new tab) ont relevé des dégâts de ramier dans 48 d’entre eux, et les zones très broutées produisaient environ 9 % de moins. Une synthèse réalisée pour l’AHDB (opens in new tab) britannique en 2014 rapporte des pertes de 10 à 40 % déclarées par des producteurs de choux, de salades et de colza, sans qu’aucune estimation nationale récente n’existe.
Au potager, la solution est la même qu’au champ : un filet ou un voile sur les cultures sensibles. C’est l’une des méthodes non létales que l’administration anglaise, Natural England, demande d’essayer avant tout contrôle, avec les effaroucheurs et l’éloignement des cultures vulnérables des bois.
Si les ramiers vident votre mangeoire, le BTO conseille une cage de protection qui ne laisse passer que les petits oiseaux, des mangeoires suspendues à perchoirs courts et des mélanges de graines pauvres en céréales. La RSPCA recommande aussi de ne pas proposer de graines ni de fruits secs entre mai et octobre, car cela peut favoriser la transmission de maladies.
Reproduction, nid et œufs
Le ramier peut nicher à n’importe quel mois. Les fiches de nids du BTO montrent des premières pontes entre le 22 février et le 20 août, avec une date moyenne au 30 avril. La plupart des couples élèvent une ou deux nichées par an. BirdLife précise que la saison de reproduction varie selon les régions, de fin février à début septembre.
Le nid est une simple plateforme de brindilles garnie de brindilles plus fines, d’herbe et de feuilles. BirdLife (opens in new tab) indique une hauteur habituelle de 1,5 à 2,5 mètres, dans un arbre, sur un rebord de bâtiment, ou parfois dans une végétation dense ou sous une haie.
La ponte compte en général deux œufs d’environ 41 sur 29 mm et 19 g chacun. Les deux parents se relaient pour couver, et l’éclosion a lieu au bout de 17 jours environ. Les petits restent ensuite 33 à 34 jours au nid, plus longtemps que ceux du colombin (28 à 29 jours) ou de la tourterelle turque (17 à 19 jours), d’après les fiches de nids du BTO.
Comme tous les pigeons, le ramier nourrit ses petits avec du lait de jabot, un liquide très riche produit par la paroi du jabot chez les deux parents. Une étude menée près de Newmarket par Murton, Isaacson et Westwood (1963) (opens in new tab) a montré que les pigeonneaux ne recevaient que du lait de jabot pendant les trois premiers jours. Ensuite, les parents y mêlaient de plus en plus de nourriture, surtout des grains de céréales. Les jeunes élevés en début d’été, avant la moisson, grandissaient plus lentement et beaucoup mouraient au nid, apparemment faute de nourriture.
Les petits du pigeon ramier
Le petit du pigeon s’appelle le pigeonneau. À l’éclosion, il a la peau rose et un fin duvet jaune, puis les tuyaux et les plumes poussent au fil des semaines. Quand il quitte le nid, il ressemble à un adulte terne et un peu ébouriffé, sans tache blanche au cou, ce qui explique que si peu de gens pensent avoir déjà vu un bébé pigeon.

Calendrier du pigeonneau de ramier
| Âge | Étape | Source |
|---|---|---|
| Jour 0 | Ponte du premier œuf | BTO |
| Jours 1 à 2 | Ponte du second œuf, 24 à 48 heures après le premier | RSPCA (pigeons en général) |
| Vers le 17e jour après la ponte | Éclosion après environ 17 jours d’incubation par les deux parents | BTO |
| Jours 1 à 3 après l’éclosion | Lait de jabot uniquement | Murton et al. (1963) |
| À partir du 4e jour | Graines et céréales mêlées au lait de jabot, en quantité croissante | Murton et al. (1963) |
| Première semaine | Peau rose et duvet jaune | RSPCA (pigeons en général) |
| Semaines 1 à 3 | Les plumes poussent | RSPCA (pigeons en général) |
| 33 à 34 jours après l’éclosion | Les jeunes quittent le nid | BTO |
| Après l’envol | Plus bruns que les adultes, sans tache blanche au cou, mais avec la bande blanche de l’aile | BTO |
Pour estimer l’âge d’un pigeonneau d’après une photo, notre tableau de l’âge du pigeonneau montre les étapes semaine par semaine.
Vous avez trouvé un jeune ramier au sol ?
La plupart des jeunes ramiers trouvés sur une pelouse ou un trottoir sont des jeunes à l’envol qui ont quitté le nid normalement. La RSPCA conseille (opens in new tab) d’éloigner les animaux domestiques, de laisser sur place un jeune déjà emplumé et de l’observer de loin, car les parents sont en général tout près. S’il est en danger immédiat, déplacez-le de quelques mètres vers un endroit abrité.
Un poussin sans plumes, ou presque, est un oisillon qui ne survivra pas longtemps au sol. La RSPCA suggère de le remettre au nid, ou dans un nid de fortune comme un panier fixé à l’arbre le plus proche. Ne recueillez un jeune que s’il est malade ou blessé, si vous savez que les parents sont morts, ou si vous avez observé plus de deux heures sans les voir revenir. Notre page pigeon blessé : que faire explique comment le mettre en carton et qui contacter, par exemple un centre de soins pour la faune sauvage.
Combien de temps vit un pigeon ramier ?
Pour un ramier qui atteint l’âge de se reproduire, l’espérance de vie habituelle est d’environ trois ans. Les données de baguage du BTO (opens in new tab) donnent une survie annuelle d’environ 61 % chez les adultes, et seulement 52 % environ des jeunes passent leur première année.
Certains vivent bien plus longtemps. D’après le rapport de baguage 2024 de la BTO (opens in new tab), le plus vieux ramier connu de Grande-Bretagne et d’Irlande a vécu au moins 19 ans, 8 mois et 16 jours, soit plus de six fois la moyenne.
La RSPCA cite les prédateurs comme le faucon pèlerin et les chats, ainsi que les maladies, la circulation et la cruauté humaine parmi ce qui abrège la vie des pigeons.
Population et tendances
Le ramier se porte très bien. En France métropolitaine, le suivi temporel des oiseaux communs (STOC) de Vigie-Nature mesure une hausse de 100 % entre 2001 et 2019, et le bilan note que l’Île-de-France est l’un de ses bastions. En Occitanie, la LPO relève même une progression de 237 % entre 2001 et 2021.
Au Royaume-Uni, les données du BTO montrent une hausse de 152 % de la population nicheuse entre 1967 et 2024, avec une stabilisation vers 2010. En Espagne et au Portugal, les suivis nationaux enregistrent aussi des augmentations, et BirdLife décrit la population européenne comme en hausse.
À l’échelle mondiale, l’espèce est classée en Préoccupation mineure. BirdLife International (opens in new tab) estime la population européenne entre 20,5 et 29 millions de couples, et la population mondiale entre 51 et 73 millions d’adultes.
Comportement, groupes et migration
La RSPB (opens in new tab) décrit le ramier comme farouche à la campagne mais familier et facile à approcher en ville. Le BTO avance que la persécution en milieu agricole y est sans doute pour quelque chose, et son suivi des jardins le trouve dans une plus grande part de jardins périurbains que de jardins ruraux.
En dehors de la saison de reproduction, il se rassemble en groupes pour se nourrir dans les champs. Fin octobre et en novembre, le BTO (opens in new tab) observe en Grande-Bretagne d’immenses vols, parfois de plusieurs dizaines de milliers d’oiseaux, qui filent haut vers le sud par temps clair et calme. Leur destination exacte reste discutée, mais des milliers de ramiers arrivent alors dans la péninsule Ibérique.
Selon BirdLife (opens in new tab), l’espèce est surtout migratrice dans le nord et l’est de l’Europe, et sédentaire ou partiellement migratrice ailleurs. En Espagne, SEO/BirdLife (opens in new tab) indique que des millions de ramiers venus du centre et du nord de l’Europe rejoignent chaque hiver la population locale.
Où vit le pigeon ramier ?
Le ramier niche dans toute l’Europe, de l’Islande, de l’Irlande et du Portugal jusqu’à la Russie, puis vers l’est par la Turquie, l’Iran et l’Asie centrale jusqu’au Pakistan, au nord de l’Inde et au Népal. Il vit aussi au Maroc, en Algérie et en Tunisie. La sous-espèce de Madère a disparu au début du XXe siècle, et les ramiers des Açores forment une sous-espèce à part, C. p. azorica.
La carte colore chaque pays où BirdLife International signale le ramier comme espèce indigène, selon la saison. La couleur s’applique au pays entier : dans les très grands pays comme la Russie, la Chine ou l’Inde, l’oiseau n’en occupe qu’une partie.
Ne confondez pas le pigeon ramier avec le pigeon des Andaman. C’est une autre espèce, présente uniquement dans les îles Andaman et Nicobar, dans le golfe du Bengale, et BirdLife la classe comme quasi menacée.
Santé et maladies du ramier
La maladie que l’on voit le plus souvent au jardin est la trichomonose, appelée aussi chancre. Garden Wildlife Health (opens in new tab) compte le ramier, le biset des villes et la tourterelle turque parmi les espèces touchées. Le parasite s’attaque à la gorge : les oiseaux malades ont du mal à avaler, bavent, régurgitent et maigrissent. Chez les pigeons, un cou gonflé se voit parfois de loin. La contamination passe par la nourriture et l’eau partagées, d’où l’intérêt de nettoyer mangeoires et abreuvoirs.
Nos guides sur le chancre (trichomonose) du pigeon et les symptômes d’un pigeon malade donnent plus de détails. En période de grippe aviaire, la RSPCA demande de ne pas manipuler d’oiseaux malades ou morts et, si c’est inévitable, de bien se laver les mains ensuite.
Le pigeon ramier est-il protégé ?
Tout dépend du pays. En France, le pigeon ramier figure sur la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée (arrêté du 26 juin 1987 (opens in new tab)), et le préfet peut aussi le classer chaque année « susceptible d’occasionner des dégâts » (ESOD) sur tout ou partie d’un département. Les dates et les conditions varient donc d’un département à l’autre : renseignez-vous auprès de la préfecture ou de la fédération départementale des chasseurs.
Au Royaume-Uni, tous les oiseaux sauvages d’Angleterre et du pays de Galles, leurs nids et leurs œufs sont protégés par le Wildlife and Countryside Act de 1981, mais le ramier peut y être régulé sous licence générale GL42 (opens in new tab), à condition d’avoir d’abord tenté des méthodes non létales. Notre article les pigeons ramiers sont-ils protégés ? détaille ces règles.
Questions fréquentes sur le pigeon ramier
Le pigeon ramier est-il le même que le pigeon des villes ?
Non. Le pigeon « ordinaire » des villes est le pigeon biset domestique retourné à l’état sauvage, descendant du pigeon biset (Columba livia). Le ramier (Columba palumbus) est une espèce sauvage distincte : plus grand, avec des taches blanches au cou et des bandes blanches sur les ailes, et jamais domestiqué.
Comment distinguer un ramier d’un pigeon colombin ?
Cherchez le blanc. Le ramier adulte a une tache blanche au cou et une bande blanche sur l’aile. Le colombin n’a aucune trace de blanc, a l’œil sombre et deux courtes barres noires sur l’aile. Les jeunes ramiers n’ont pas encore la tache du cou, mais ils ont déjà la bande blanche de l’aile.
Combien de temps vit un pigeon ramier ?
Environ trois ans en moyenne une fois l’âge adulte atteint, d’après les données de baguage du BTO. Le plus vieux ramier connu en Grande-Bretagne a vécu au moins 19 ans, 8 mois et 16 jours.
Quand le pigeon ramier se reproduit-il ?
Il peut nicher à n’importe quel mois. BirdLife situe la saison de reproduction entre fin février et début septembre selon les régions, et en Grande-Bretagne la date moyenne de la première ponte est le 30 avril. Les couples élèvent une ou deux nichées par an.
Combien de temps les pigeonneaux de ramier restent-ils au nid ?
Environ 33 à 34 jours après l’éclosion. L’incubation dure environ 17 jours, donc une nidification complète prend à peu près sept semaines, de la ponte à l’envol.
Le pigeon ramier est-il en augmentation en France ?
Oui. Le suivi STOC de Vigie-Nature mesure une hausse de 100 % des effectifs nicheurs entre 2001 et 2019, liée au développement d’une population sédentaire.
Le pigeon ramier reste-t-il en couple toute sa vie ?
La RSPCA décrit les pigeons en général comme des oiseaux qui forment des couples durables, et chez le ramier les deux partenaires se partagent la couvaison et le nourrissage des petits. Les mâles défendent aussi un territoire de nidification, qu’ils signalent par leur chant et leurs vols de parade.
Sources
- Vigie-Nature / MNHN : Oiseaux communs, bilan STOC 2001-2019 (opens in new tab). LPO Occitanie : Évolution des oiseaux communs en Occitanie 2001-2021 (opens in new tab).
- Arrêté du 26 juin 1987 fixant la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée (AIDA/INERIS (opens in new tab)).
- BTO BirdFacts : Woodpigeon (opens in new tab), Stock Dove (opens in new tab) et Collared Dove (opens in new tab). Population, tendances, reproduction, survie et biométrie.
- BTO Garden BirdWatch : identification des pigeons (opens in new tab) et fiche du ramier (opens in new tab) (en anglais).
- BTO Ringing Scheme : records de longévité, 2024 (opens in new tab).
- RSPB : Woodpigeon (opens in new tab), Stock Dove (opens in new tab) et Collared Dove (opens in new tab).
- RSPCA : Pigeons in the UK (opens in new tab) et Found a baby bird out of a nest (opens in new tab).
- BirdLife International (2025) : fiche du pigeon ramier (opens in new tab) et fiche du pigeon des Andaman (opens in new tab).
- Murton, R.K., Isaacson, A.J. et Westwood, N.J. (1963). The food and growth of nestling wood-pigeons in relation to the breeding season (opens in new tab). Proceedings of the Zoological Society of London 141 : 747-781.
- Inglis, I.R., Thearle, R.J.P. et Isaacson, A.J. (1989). Woodpigeon (Columba palumbus) damage to oilseed rape (opens in new tab). Crop Protection 8 : 299-309.
- AHDB (2014). FV 426 : synthèse sur le coût des dégâts du ramier sur les choux, les salades et le colza (opens in new tab).
- Natural England / Defra : licence générale GL42, 2026 (opens in new tab).
- Garden Wildlife Health : Trichomonosis in garden birds (opens in new tab).
- SEO/BirdLife : Paloma torcaz (opens in new tab) et résultats du programme Sacre (opens in new tab).
- Frontières de la carte : Natural Earth (opens in new tab) (domaine public). Fond de carte © contributeurs d’OpenStreetMap.
Dernière mise à jour : 31 October 2026 · Types de pigeons
