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Un guide des pigeons des villes, voyageurs et de race, et des personnes qui s’en occupent.

Curiosités · Lecture : 9 min

Pigeons contre goélands : lequel est le pire et leurs principales différences

Par Dan · Publié le · Mis à jour le

Le pigeon et le goéland, que l’on appelle souvent « mouette » au bord de la mer, comptent parmi les oiseaux les plus courants en Europe de l’Ouest, et ils ont à la fois des points communs et des différences.

Tous deux sont considérés comme nuisibles.

pigeons contre goélands

On surnomme parfois les pigeons « rats volants », et les vacanciers ne se privent pas de se plaindre des goélands de leur station balnéaire.

Les pigeons

Comme l’élevage de pigeons est un loisir répandu, il existe de nombreux types de pigeons.

On compte plus de 310 races, mais beaucoup sont peu nombreuses et élevées pour l’exposition et la reproduction : le grand public les voit rarement.

Les principaux types de pigeons que l’on croise au Royaume-Uni, comme en France, sont :

  • Le pigeon biset (pigeon des villes) : de loin le pigeon le plus courant au Royaume-Uni, comme en France, le pigeon des villes s’est installé partout et s’est facilement adapté à la vie urbaine. Il se rassemble souvent en grand nombre sur les places des villes : à Londres, les pigeons de Trafalgar Square sont presque aussi connus que la colonne Nelson.
  • Pigeons voyageurs et de course : souvent difficiles à distinguer des pigeons des villes, surtout en vol, les pigeons voyageurs ont un sens de l’orientation étonnant qui leur permet de parcourir de grandes distances et de rentrer chez eux. Les pigeons de course sont sélectionnés pour la vitesse ou l’endurance. La colombophilie est populaire au Royaume-Uni : selon une estimation, on y compte 60 000 propriétaires de pigeons (opens in new tab), dont 42 000 font courir leurs oiseaux.
  • Pigeons de race (de fantaisie) : ce terme général regroupe un grand nombre de races élevées surtout pour l’exposition ou comme animaux de compagnie. Elles ont en général un trait distinctif marqué, par exemple des plumes frisées, une collerette, une huppe, des pattes emplumées ou des couleurs spectaculaires.
  • Pigeon ramier : c’est le grand oiseau sauvage le plus commun au Royaume-Uni, avec plusieurs millions de couples nicheurs dans les bois, les champs, les parcs et les jardins. Reconnaissable à son roucoulement et au bruit de ses battements d’ailes, il est plus grand que le pigeon des villes et porte une tache blanche sur le cou et des barres blanches sur les ailes, visibles en vol.

Les goélands et mouettes

Une des premières différences entre ces deux groupes est que tous les pigeons et tourterelles appartiennent à une seule famille, les Columbidés, divisée en de nombreux genres, comme Columba.

envergure d'un goéland

Les goélands et mouettes (opens in new tab) étaient autrefois presque tous classés dans un seul genre, Larus, mais ils ont depuis été répartis dans plusieurs genres.

Sur la cinquantaine d’espèces de goélands et mouettes dans le monde, 6 sont courantes au Royaume-Uni (opens in new tab) et 3 autres y viennent en hiver. Toutes peuvent aussi s’observer en France.

Les voici :

  • Goéland argenté : l’une des espèces les plus courantes, grande et bruyante. On le trouve sur les côtes, mais aussi à l’intérieur des terres, en grands groupes, dans les décharges, sur les lacs et les réservoirs, surtout en hiver.
  • Goéland leucophée : autrefois considéré comme une sous-espèce du goéland argenté à cause de leurs ressemblances, il se distingue par ses pattes jaunes et le bout de ses ailes plus sombre. Au Royaume-Uni, il est plus fréquent dans le sud de l’Angleterre.
  • Goéland brun : une grande partie de la population mondiale niche au Royaume-Uni, et les effectifs de certaines colonies ont baissé, ce qui inquiète les spécialistes de la conservation.
  • Goéland marin : un oiseau trapu et agressif qui chasse les autres goélands pour s’emparer de leur nourriture. On le reconnaît à son dos noir, à son bec puissant et à son allure voûtée quand il est posé.
  • Goéland cendré : avec ses pattes verdâtres, il niche surtout en Écosse et en Irlande et se répand en hiver, quand il s’aventure à l’intérieur des terres, sur les terrains de sport et les champs.
  • Mouette mélanocéphale : reconnaissable à son bec rouge et au bout blanc de ses ailes, elle est de plus en plus nombreuse au Royaume-Uni. En hiver, on en voit beaucoup sur les plages du Norfolk et du Kent, et toute l’année le long des côtes sud et est. Elle vit souvent dans les colonies de mouettes rieuses des zones humides côtières et parmi les goélands cendrés des réservoirs.
  • Mouette rieuse : un oiseau sociable gris, noir et blanc, présent sur les côtes et à l’intérieur des terres. Elle vit en petits groupes, sauf au dortoir ou quand la nourriture abonde à proximité : les effectifs gonflent alors.
  • Mouette tridactyle : cette mouette de taille moyenne a l’œil sombre, un petit bec jaune et le dos gris. Elle niche au Royaume-Uni et part ensuite passer l’hiver au large, dans l’Atlantique. Ses effectifs baissent dans certaines régions, sans doute à cause du déclin des lançons, sa nourriture préférée.
  • Mouette pygmée : comme son nom l’indique, c’est l’une des plus petites mouettes. Au Royaume-Uni, on l’observe sur toutes les côtes de juillet à avril. En fin d’été, elle est plus nombreuse entre le Yorkshire et le Tayside, et moins à mesure qu’on descend vers le sud. Au printemps, l’estuaire de l’Alt, sur la mer d’Irlande, est un site apprécié des mouettes pygmées.

À lire aussi : Hybrides goéland-pigeon : existent-ils ? Tout ce qu’il faut savoir

Répartition et habitat des pigeons et des goélands

On trouve des pigeons et des tourterelles sur tous les continents sauf l’Antarctique (il y fait trop froid pour eux) ; ils ne manquent que dans l’extrême nord et les déserts les plus arides.

Ils se sont adaptés à presque tous les milieux, sauf les plus froids et les plus secs, mais certaines espèces ont une aire de répartition limitée.

Les goélands et mouettes vivent dans le monde entier, mais sont rares sous les tropiques, où seules quelques espèces sont présentes.

On ne les trouve pas seulement au bord de la mer : c’est pourquoi le mot anglais « seagull » (« goéland de mer ») n’est pas un terme scientifique.

Les goélands et mouettes s’adaptent à tous les milieux : côtes, zones humides d’eau douce et salée, marais et villes.

Taille et poids

PigeonGoéland (goéland cendré)
ClasseOiseauxOiseaux
OrdreColumbiformesCharadriiformes
FamilleColumbidésLaridés
Poids300 g400 g
Envergure74 cm1,2 m
Longévité6 ans10 ans

Avec plus de 300 espèces, les pigeons varient énormément en taille et en poids.

Le plus petit de la famille est une colombe américaine du genre Columbina, de la taille d’un moineau domestique, tandis que le plus grand, le goura (endémique de Nouvelle-Guinée), atteint à peu près la taille d’une poule et peut peser environ 3,5 kg.

goéland au milieu de pigeons

Le pigeon des villes mesure environ 30 à 35 cm et pèse 300 à 500 g. Le pigeon ramier est plus grand : environ 40 cm pour quelque 500 g.

La taille des goélands et mouettes varie elle aussi selon l’espèce.

La plus petite est la mouette pygmée (surtout présente en Eurasie), qui mesure environ 29 cm pour 120 g, tandis que le plus grand, le goéland marin (qui vit sur les côtes de l’Atlantique), peut atteindre environ 79 cm et peser plus de 2 kg.

Apparence

Pigeons et goélands ont une silhouette assez typique qui permet de les reconnaître, mais les pigeons sont beaucoup plus variés.

Les goélands ont une forme assez uniforme : longues ailes, corps massif et pattes palmées.

Le plumage des adultes est surtout blanc, gris et noir, tandis que celui des jeunes est brun tacheté. Le bec est légèrement crochu au bout.

Tous les pigeons ont un corps trapu, une petite tête, de longues ailes, des pattes courtes et un bec court.

Le plumage varie énormément selon les espèces et les races, surtout chez les pigeons de fantaisie.

Des années de croisements et de sélection ont produit une multitude de couleurs et de particularités.

Comportement et caractère

Les pigeons sont appréciés pour leur intelligence et leur sociabilité. Ils sont faciles à apprivoiser grâce à leur douceur et à leur calme, même en grandes bandes.

Les goélands, en revanche, ne sont ni doux ni calmes. Ils se battent et sont agressifs, surtout quand ils protègent leurs petits.

pigeon et goéland sur la plage

Ils sont plus territoriaux que les pigeons et, comme ils volent la nourriture des autres animaux, ce sont des kleptoparasites bien connus. Eux aussi se rassemblent en bandes.

L’alimentation des pigeons et des goélands

Les pigeons sont surtout végétariens : ils mangent des graines, des céréales, des fruits à coque et des fruits, et complètent avec des vers, des insectes, des escargots, des limaces, des papillons de nuit et d’autres petits invertébrés. Ils boivent de l’eau douce.

Les goélands ont un régime très varié.

Ils mangent des poissons, des charognes, des abats, des œufs, des insectes, des vers, des reptiles, des fruits, des graines et nos déchets, et ils peuvent boire de l’eau salée comme de l’eau douce.

Accouplement et reproduction

Chaque espèce d’oiseau a sa propre parade. Le pigeon mâle se pavane et gonfle le jabot. Il cherche à impressionner la femelle par des courbettes, des pirouettes et de petits roucoulements répétés.

Les pigeons s’accouplent le plus souvent pour la vie et réutilisent souvent le même nid. Les pigeons des villes peuvent se reproduire plusieurs fois par an, en pondant deux œufs à chaque fois.

Les goélands sont eux aussi généralement monogames et reviennent souvent au même site de nidification. Contrairement aux pigeons, la plupart des espèces n’élèvent qu’une nichée par an.

La parade des goélands ressemble à celle de beaucoup d’oiseaux marins : danses pour attirer un partenaire, vols de défense du territoire et offrandes de nourriture.

La ponte est généralement synchronisée dans toute la colonie.

Lequel est le plus nuisible ?

Pigeons des villes et goélands sont tous deux considérés comme nuisibles, mais pas par les mêmes personnes.

Les pigeons sont vus comme le fléau des grandes villes.

Ils aiment se rassembler en grands groupes dans les espaces urbains. Les pigeons des villes ont compris que la nourriture abonde là où les gens se réunissent, et ils apprécient un hamburger ou des frites autant que nous.

Le principal problème des pigeons, ce sont leurs fientes.

Elles salissent et gâchent l’aspect des beaux bâtiments, et, si on ne les nettoie pas, elles peuvent provoquer érosion et dégâts. Les fientes peuvent aussi transmettre des maladies à l’être humain (histoplasmose, cryptococcose et psittacose).

Les goélands sont peu appréciés dans les stations balnéaires, où ils n’hésitent pas à voler la nourriture sous le nez des passants.

Ils ont aussi tendance à fondre en groupe sur une source de nourriture : avec leurs battements d’ailes vigoureux et leurs cris, ils peuvent intimider, même s’ils attaquent rarement les gens.

D’un autre côté, contrairement aux pigeons, dont l’utilité réelle a disparu avec le progrès technique, les goélands sont parfois vus d’un meilleur œil.

Charognards, ils jouent un rôle dans l’écosystème en éliminant des déchets, y compris la nourriture laissée par les humains.

Pigeon contre goéland : qui gagnerait un combat ?

Dans un combat entre ces deux oiseaux, l’issue ne fait guère de doute.

La taille et l’agressivité du goéland lui donneraient la victoire presque à chaque fois.

goéland mangeant un pigeon

Un pigeon peut se défendre avec courage, mais il n’a aucune arme.

Un goéland peut très bien tuer et manger un pigeon, alors qu’un pigeon n’est tout simplement pas fait pour manger ou tuer un autre oiseau, encore moins un goéland !

Dernière mise à jour : 24 October 2026 · Curiosités